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Le syndrome de Dawn par Freeric Huginn

Le syndrome de Dawn par Freeric Huginn

Lorsque je rencontre des élèves dans le cadre de mon travail de bibliothécaire scolaire, la première chose que je leur montre, lors de la lecture d’un album, est la page couverture. Puis, je leur demande: « Dites-moi, de quoi ce livre nous parle-t-il? » Et je pointe les éléments importants de l’histoire qui se retrouve en couverture. Selon la maturité des élèves, j’obtiens différentes réponses. On appelle cet acte: les inférences par l’image. L’enfant se construit déjà un scénario de ce qui s’en vient grâce aux indices de l’illustrateur.

La première fois que j’ai vu la couverture du récit Le syndrome de Dawn de Freeric Huginn sur mon fil Facebook, j’avoue avoir eu de la difficulté à me représenter l’histoire de prime abord, mais enfin!!! Une page couverture qui fait travailler mon intellect! Une page couverture qu’il est impossible de ne pas examiner une fois ou deux ou trois fois! Moi, je la trouve fantastique parce qu’elle dévoile tellement, sans trop d’évidences!

De plus, qu’on le veuille ou non, elle attire l’oeil, donc elle fait son job de promotion de l’ouvrage. Voilà pour l’aspect physique du roman.

Mais que cache donc cette couverture étrange? Quelle histoire nous dévoilera-t-elle? Remettons-nous dans l’ambiance d’une salle de classe.

« D’après toi, de quoi parle ce livre? »

« Eh ben, ça parle d’un bébé. »

« Oui, peut-être, et quoi d’autre? »

« Ça parle des explosions! »

 » Oui, y’a une grosse explosion, on dirait… Tu penses qu’il y aura de l’action dans ce récit? »

« Ouiiiiiiii »

« Pourquoi? Qu’est-ce que tu vois qui te permet de deviner qu’il y aura de l’action? »

« Y’a des voitures retournées qui ont eu des accidents. »

« Et là, tout en bas, tu vois quoi, dis-moi? »

Une petite tête s’avance suivie d’une dizaine d’autres. Je lève le livre en l’air. (merde, ils vont me l’abimer avec leurs doigts poisseux.)

« Des fourmiiiiis! » (Tous en choeur)

« Oui!!! Bravo! Tu retournes à ta place, s’il te plait. Si tu veux que madame Kathleen te raconte l’histoire. »

Cacophonie, bousculades, embrassade de la petite voisine qui, elle, n’a pas bougé.

« Allons, allons, en silence, sinon madame Kathleen s’en va! »

Une comptine (Celle de la fourmi, pourquoi pas?) pour reprendre leur attention et allons-y pour la lecture!

Madame Kathleen ouvre la couverture. L’un des enfants commence à piquer du nez, les paupières lourdes…

 » Alors, c’est une merveilleuse histoire qui saisit notre attention dès les premiers mots. On plonge dans le récit comme dans un bon bain chaud et odorant et on ne veut plus en sortir. Plus l’action se met en place, moins on a de chance de délaisser le livre pour le reprendre plus tard. On doit savoir, tout et tout de suite. C’est bien écrit, c’est original, ça se démarque du lot des thrillers conventionnels, c’est une bouffée d’air frais! »

(Je ne vous raconterai pas l’histoire. Je ne le fais jamais. Je laisse l’auteur se commettre lui-même. Je vous avoue que je n’avais même pas pris connaissance de la quatrième de couverture, seule la première avait gagné mon intérêt. On dit justement qu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture, c’est ce que j’ai fait et je ne l’ai pas regretté!)

« Une histoire d’Amour. Une vengeance terrible. Une Apocalypse… »
On entend souvent que l’amour est le plus beau des sentiments.
Qu’il n’y a rien de plus merveilleux que l’amour.
Qu’avec un grand A, celui-ci est éternel…
Mais parfois, ce même amour peut transformer quiconque en est atteint, en une vile créature des plus abjectes.
Certains en arrivent même à massacrer leur prochain au nom de cet amour, ou du moins, au nom de ce qu’ils conçoivent comme tel… quand d’autres encore, se sacrifient ou s’ôtent la vie toujours en son nom.

Lorsque l’Amour le fit chavirer, jamais Galdric n’aurait cru s’envoler si haut avant de s’enfoncer aussi loin dans les méandres de cet indicible enfer que représente son absence.

Et vous ? Jusqu’où seriez-vous prêt à vous rendre par amour ?

« Tu reviens t’asseoir s’il te plait! »

Bref silence.

« Bon, les enfants, c’est assez pour aujourd’hui. Maintenant, tu rejoins ton enseignante pour apprendre plein de belles choses! »

« Qu’est-ce qu’on dit à Madame Kathleen? demande l’enseignante qui s’avance.

« Merciiiii »

« Merci à vous les enfants, à la prochaine! »

« Bye, bye »

« Bye! »

Et je referme la porte sur un soupir et un sourire.

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